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Arsenal 1-1 PSV

Arsenal 1-1 PSV
Si l'on devait résumer notre saison, l'élimination contre le PSV Eindhoven suffirait. En effet, les Gunners ont cru pendant une bonne partie du match retour pouvoir réaliser l'exploit en menant d'abord 1-0 mais ont vite déchanté lorsque Alex, le défenseur du club hollandais, a annihilé tous nos espoirs d'une tête magistrale.

On n'attendait pas moins du PSV de rester dans sa moitié de terrain et de verrouiller toutes les entrées dans sa surface de réparation. Très vite, ce sont les attaques sur le côté droit, par le biais de Touré, qui se sont montrées les mieux à même de faire vaciller le bloc bleu ciel en face de nos joueurs. Néanmoins, les passes en profondeur, les combinaisons dans la surface, sont très rares car très difficiles à réaliser tant la densité est grande.

C'est donc la solution aérienne qui est privilégiée avec Adebayor et Baptista, tous deux titulaires qui manquent quelques occasions nettes d'ouvrir la marque. Touré avait auparavant raté une opportunité de centrer dans la surface au lieu de tirer d'un angle impossible et quelques minutes plus tard c'est la touche brésilienne de Baptista qui est proche de faire mouche avec un superbe retourné acrobatique... à côté.

Le PSV procède en contre-attaque mais la défense des Gunners reste alerte si ce n'est sur une tête de Philip Cocu, manquée, mais tellement stressante. Arsenal a certes manqué l'occasion d'ouvrir le score à plusieurs reprises mais à ce moment de la rencontre, rien n'est encore perdu.

De retour des vestiaires, Arsenal remet le pied sur le ballon et doit se résoudre aux coups de pied arrêtés pour se montrer dangereux et s'approcher des cages de Gomes. C'est à la 58ème minute que les Gunners ouvrent le score. Pas tout à fait en fait, car le corner botté par Fabregas heurte Alex, qui marque contre son camp. C'est un coup du sort qui permet à Arsenal de mener au score. Beaucoup d'entre nous penseront que ce n'est que justice après toutes ces occasions manquées.

Adebayor se retrouve par la suite dans les bons coups, mais toujours stoppé par l'inévitable Alex, maître de la défense d'Eindhoven dans les airs et dans la lecture, l'anticipation du jeu. Henry entre en jeu mais on sent bien qu'il ne tient que sur une jambe. Le français, rongé par les blessures, n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est triste à voir même si son coup-franc à la 78ème minute est là pour prouver que le talent l'habite encore. C'est tellement dommage car sans ses blessures à répétition, il aurait pu encore dominer l'Angleterre et l'Europe. Vivement une guérison définitive pour le capitaine...

Le temps passe, Arsenal tente toujours de se montrer dangereux mais la double ligne défensive du PSV est réellement fatigante. Les hommes de Koeman se montrent dangereux sur les coups de pieds arrêtés et les contre-attaques. Les Gunners, sur un coup-franc à la 83ème minute, leur point faible, se font avoir. Alex, l'homme des deux matchs à mon humble avis, s'élève au dessus de tout le monde (même Diaby) et fusille Lehmann d'une tête imparable. 1-1 et Arsenal doit marquer 2 buts de plus pour se qualifier. En 7 minutes, c'est concrètement impossible même si nous sommes une équipe d'exploits. Les Gunners sont résignés et abattus. Une chose m'attriste plus que tout : ces fans qui quittent le stade avant la fin du match. Je pense que notre public (sur place) a un gros problème. Ils ne veulent chanter que lorsque l'équipe gagne, que lorsque tout va bien. Ils ne créent une ambiance électrique que contre Tottenham ou Manchester United. Est-ce réellement un public ? Ces gens là sont assurés de voir tous les matchs avec leur abonnement annuel mais ne se montrent pas dignes du maillot qu'ils portent tous. Prenez exemple sur le public d'Anfield qui chante même lorsque son équipe perd. C'est une culture que nos supporters semblent avoir perdu...

Côté compétition, Arsenal n'a plus rien à espérer sinon une 3ème place au championnat largement à notre portée si nous remportons nous deux matchs en retard et surtout si nous arrivons à aligner une série de victoires jusqu'à la fin de l'année. Il reste 11 matchs et plus aucun prétexte concernant la fatigue : Nous allons jouer à présent 1 match par semaine, les blessés auront le temps de se refaire une santé. Ces 11 matchs seront l'occasion de corriger les erreurs d'une saison frustrante car elle est d'un côté, ratée, et de l'autre réussie. J'exposerai mon point de vue sur la question dans un article prochainement.
# Posté le jeudi 08 mars 2007 06:04
Modifié le samedi 26 mai 2007 12:07

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