Sheffield United-Arsenal

Sheffield United-Arsenal
La période des fêtes en Angleterre c'est des matchs, des buts, de l'engagement mais aussi une sollicitation énorme pour les organismes des joueurs. Chez les Gunners beaucoup ont cédé et nécessitent une période de repos pour repartir de pied ferme.

Nous avons ainsi eu la tristesse d'apprendre mercredi qu'Emmanuel Adebayor rejoignait Henry, Gallas, Ljungberg, Diaby et Eboué à l'infirmerie. Aujourd'hui on apprend que Johan Djourou s'ajoute à cette liste en même temps qu'Alexander Hleb (il s'est fait mal au tibia à l'entraînement) et Théo Walcott (problème au dos).

Comme un malheur n'arrive pas seul, Cesc Fabregas, Jeremie Aliadière, Alex Song et Julio Baptista sont tous grippés mais seront du voyage à Bramall Lane demain soir. En tout ce sont 8 blessés de la toute première importance qui nous manquent et 4 joueurs plutôt affaiblis par le virus de la grippe. Arsène Wenger opérera quelques changements dans son onze de départ. Il a d'ailleurs fait appel à Lauren pour renforcer le banc de touche et au jeune Denilson en cas de besoin au milieu de terrain. Alors qui sera sur le terrain pour permettre à Arsenal d'empocher les 3 points dans ce match qui s'annonce piégeur?

Lehmann sera dans les buts c'est sûr et pour la défense Wenger devrait reconduire celle qui avait fini le match contre Watford mardi : Hoyte, Touré, Senderos et Clichy.
Au milieu, c'est là que les changements seront les plus sensibles. Qui pour remplacer Hleb alors que Walcott est lui aussi forfait ? Flamini ? Pourquoi pas ? Ainsi Gilberto Silva officierait au milieu de terrain et Rosicky sur la droite. Cesc Fabregas sera-t-il en mesure de tenir sa place ? J'en doute car une grippe est très handicapante surtout s'il a eu de la fièvre les jours précédents. S'il venait à débuter sur le banc je pense qu'Arsène fera jouer Song (même s'il ne me convainc pas ces temps-ci) ou bien Denilson.
En attaque Robin Van Persie portera tous les espoirs des supporters alors que Baptista devrait soutenir le hollandais, lui qui a encore tout à prouver à son entraîneur et aux supporters. Il veut du temps de jeu ? Il en aura demain mais à lui de tout donner !

Lehmann

Hoyte Touré Senderos Clichy

Flamini Gilberto Fabregas (Song ou Denilson) Rosicky

Van Persie Baptista


Sheffield n'est pas épargné par les blessures puisque Stephen Quinn et Derek Geary sont absents. Danny Webber, Claude Davis, Michael Tonge et Keith Gillespie sont tous incertains à cause d'une grippe dont ils souffrent. Sheffield n'entrera pas pour autant battu surtout sur sa pelouse et avec le souvenir d'une défaite 3-0 à l'Emirates Stadium. Il faut s'attendre à un match physique, engagé, intense jusqu'à la dernière minute comme contre Wigan et Watford. Arsenal ne doit absolument penser qu'à la victoire. Les Gunners doivent éviter de subir le jeu aérien et direct des Blades et se concentrer sur le jeu mais aussi sur leur défense qui a été assez laborieuse ces derniers temps. La clé à mon avis ce sera Gilberto qui est omniprésent en sur coup de pied arrêté comme en défense lorsque tout va mal. Espérons que le capitaine pourra marquer et mener ses coéquipiers à la victoire. C'est dans ce genre de match que se forge une équipe capable d'être championne.

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 15:52

Denis Bergkamp et Robin Van Persie: Portraits croisés

Denis Bergkamp et Robin Van Persie: Portraits croisés
Pour cette 4ème fiche spéciale fêtes de fin d'année j'ai décidé de vous laisser choisir le joueur que vous vouliez découvrir en détails. Il ressort de vos votes que deux hollandais sont au centre de vos attentions : Dennis Bergkamp et Robin Van Persie. Il fallait en choisir un. J'ai décidé de vous faire plaisir et de tenter un exercice difficile, le portrait croisé. Voyons voir ce que ça donne.

Dennis Bergkamp et Robin Van Persie : les débuts


Dennis Bergkamp, alias Iceman, est né le 10 mai 1969 à Amsterdam en Hollande. Il est issu d'une fatrie de 4 garçons. La raison pour laquelle ses parents lui ont donné le prénom Denis se trouve dans leur passion pour l'attaquant écossais Denis Law (Manchester City et United).
Ses parents sont passionnés de football et inscrivent Denis à l'académie de l'Ajax d'Amsterdam à l'âge de 12 ans. Son premier match il le dispute sous la direction de Johan Cruyff le 14 décembre 1986 contre Roda JC. Il a alors 17 ans.
Il remporte en 1987 la coupe des coupes. En 1990, alors titulaire établi dans l'équipe, il remporte le championnat hollandais. De 1991 à 1993 il est le meilleur buteur du championnat hollandais et aura marqué 122 buts en 239 matchs pour l'Ajax.

Robin, lui, naît le 6 août de l'année 1983 à Rotterdam en Hollande bien sûr, d'un père hollandais et d'une mère marocaine. Tout comme Denis il intègre l'académie d'un des deux clubs de sa ville, l'Excelsior Rotterdam puis passe assez vite au Feyenoord en 2001 à l'âge de 17 ans. Encore un point commun avec la légende qui le précède.
Il arrive vite aux sommets avec son club. En effet il remporte son premier titre, une coupe de l'Uefa sur le score de 3-2 contre le Borussia Dortmund, l'ex-équipe de son actuel coéquipier... Jens Lehmann.
Les relations avec le coach du Feyenoord se détériorent à cause d'une mauvaise entente réciproque. Arsenal profite de la situation et engage l'attaquant néerlandais le 17 mai 2004.


L'arrivée à Arsenal


Denis lui passe d'abord par l'Inter de Milan, le célèbre club italien, en 1993 mais peine à s'adapter au jeu peu porté vers l'attaque en Italie. Le Catenacchio ne lui convient pas mais il remporte tout de même une coupe de l'UEFA avec le club en 1994. 2 saisons seulement et il fait ses valises pour Londres, durant l'été 1995 alors que Bruce Rioch est aux commandes du club.
Il débute en août 1995 contre Middlesbrough. Il marque son premier but contre Southampton. L'arrivée d'Arsène Wenger en 1996 coïncide avec l'enrichissement de son palmarès. En 1998 il remporte le doublé coupe-championnat, et finit 4ème de la Coupe du Monde avec son équipe nationale, marquant un but qui restera dans les annales de l'histoire du football contre l'Argentine.

Robin débute avec les Gunners pour le Community Shield en 2004 contre Manchester United remporté sur le score de 3 buts à 1. Il joue à présent dans la même équipe que son idole Denis Bergkamp. Les deux se rencontrent et Bergkamp forme en quelques sortes son successeur.
Robin a des problèmes de discipline à ses débuts dont cette fameuse altercation avec Arsène Wenger durant le match contre Southampton où le hollandais se fait bêtement expulser. A noter aussi ses déboires judiciaires en Hollande où il est faussement accusé de viol (2005).
Mais Van Persie a grandi et a mûri grâce à sa femme d'origine marocaine Bouchra et la naissance de son fils Shaqeel le 16 novembre 2006. Son impact chez les Gunners se fait de plus en plus important.


RVP et Iceman : des buts d'exception


Si l'on doit retenir un but dans la carrière de Denis Bergkamp à Arsenal (11 ans chez les Gunners) c'est bien celui qu'il a marqué le 2 mars 2002 contre Newcastle United. Contrôle orienté dos au but puis grand pont et ballon placé face au gardien. C'est absolument génial et cette réalisation lui vaut le titre de but de la saison 2002 en PremierLeague. Nous en parlions aussi précédemment, son but contre l'Argentine en quart de finale de la Coupe du monde est un chef d'œuvre : contrôle parfait d'un centre de plus de 60 mètres, frappe et but à un moment crucial. C'était au Stade Vélodrome de Marseille si je ne m'abuse. Mais Bergkamp c'est aussi et surtout un passeur de rêve dans son rôle de deuxième attaquant en soutien d'une pointe comme il l'a fait avec Henry et Wright.

Robin Van Persie nous a aussi fait plaisir depuis ces 3 années qu'il sert Arsenal. Le beau doublé contre Balckburn en demi-finale de Cup (2005), ses nombreux coup-franc, exercice dans lequel il se révèle être un expert ou encore ce but en championnat contre Blackburn l'an dernier : il vient d'entrer, passe entre deux défenseurs, enroule un tir du pied gauche d'un angle impossible et marque un but superbe. Mais jusqu'à présent son plus beau but c'est ce fameux missile frappé à la manière d'un ninja ce début de saison contre Charlton.

Deux hollandais : l'un raccroche et l'autre commence à peine


Le maître et le disciple se seront cotôyés à Arsenal pendant 3 ans et auront beaucoup appris l'un de l'autre. L'ancien considère le nouveau comme son successeur : technique parfaite, intelligence dans le jeu, Robin Van Persie progresse de plus en plus et semble avoir franchi un cap cette année. A 23 ans il débute sa carrière alors qu'à 37 ans, Bergkamp vient de prendre sa retraite sportive après un jubilée fort en émotion et un Bergkamp Day à Highbury mémorable (il marque un beau but à la fin). Soyons sûrs que Denis sera toujours là pour donner des conseils à Robin, pour le guider dans sa carrière. Aujourd'hui Denis profite de sa vie de famille avec sa femme Henrita et ses 4 enfants.

Palmarès de Bergkamp :

Titres :

• Eredivisie 1990.
• KNVB Cup 1987, 1993.
• European Cup Winners Cup 1987.
• UEFA Cup1992 (Ajax), 1994 (Inter).
• Premier League 1998, 2002, 2004.
• FA Cup 1998, 2002, 2003, 2005.


Récompenses personnelles:

• Meilleur buteur du championnat hollandais 1991, 1992, 1993.
• Joueur hollandais de l'année 1992, 1993.
• Joueur européen de l'année: 3rd place 1992, 2nd place 1993
• Joueur de l'année par l'association des joueurs 1998.
• Joueur de l'année par l'association des journalistes 1998.
• But de la saison en Premier League 1998, 2002.
• Joueur d'Arsenal de l'année 1998.
• Joueur Fifa de l'année: 3rd place 1993, 1997.

Palmarès de Van Persie :

• Vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 2002 avec le Feyenoord Rotterdam.
• Finaliste de la Coupe des Pays-Bas en 2003 avec le Feyenoord Rotterdam.
• Vainqueur de la Charity Shield en 2004 avec Arsenal.

J'espère que j'ai réussi à vous faire découvrir ou redécouvrir ces deux joueurs dans ce portrait croisé. J'espère que ce n'était pas brouillon et incompréhensible. L'avant-match de Sheffield-Arsenal arrivera juste après. Donnez moi donc vos impressions sur les deux joueurs et l'article. Merci de visiter www.arsenal589.skyblog.com !


Bonus:


Compil Bergkamp

Autre compil Bergkamp

Compilation Robin Van Persie avec tous les buts récents!


Autre compil RVP

Sources: Wikipédia pour les palmarès

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 14:46

Lee Dixon

Lee Dixon
La série d'articles consacrés aux grands joueurs du clubs a commencé avec l'actuelle légende vivante, Thierry Henry, s'est poursuivie avec la star montante, Cesc Fabregas et continue avec un joueur appartenant à l'Histoire, que peut d'entre nous connaissent vraiment si ce n'est de nom : Lee Dixon.

Les débuts de Dixon en football et son arrivée à Arsenal :

Lee Michael Dixon est né le 17 mars 1964 à Manchester, dans le Nord de l'Angleterre. Il débute sa carrière dans des clubs modestes comme Burnley (1982-1984), Chester City (1984-1985), Bury (1985-1986) et Stoke City (1986-1988). Durant ces 6 années il engrange de l'expérience et apprend son métier de footballeur dans la plus pure tradition anglaise.

En 1988, l'entraîneur en charge d'Arsenal, George Graham, engage le latéral droit anglais alors âgé de 24 ans. Les places de titulaires sont chères à cette époque avec Nigel Winterburn et Kelly Sansom déjà bien établis dans l'équipe. Sansom quitte le club l'été de la même année et Dixon se voit attribuer le numéro 2 de latéral droit. Il peut réellement commencer sa carrière à Arsenal. Il fait alors partie de la défense mythique des années 90 qui a valu au club le surnom de « Boring Arsenal ».5 défenseurs pour garder les buts des Gunners avec O'Leary, Adams et Bould (arrivé en 1989) au centre, Winterburn à gauche et Dixon à droite. Moralité : Tu ne passes pas !

A la manière d'un Eboué avec un Hleb, Dixon développe une complicité dans le jeu avec le regretté ailier droit David Rocastle. Mais comme tout grand joueur , il faut un match référence dans lequel la légende s'écrit.

1989 : Sûrement le plus beau titre de l'Histoire du club !

La saison 1989 est celle d'une domination d'Arsenal sur le plan national malgré un jeu peu attractif et totalement opposé à celui que nous propose aujourd'hui Arsène Wenger. Néanmoins, Liverpool rejoint les Gunners en haut de tableau à la fin de la saison et le titre se joue sur une rencontre, la dernière de l'année 1989, contre les Reds (un match reporté d'ailleurs). De plus, il faut qu'Arsenal s'impose 2 buts à 0 pour avoir un goal average favorable. Ajoutez aussi un ingrédient qui corse encore plus l'affaire : le match se déroule à Anfield.

Les Gunners y vont en guerriers et mènent 1-0 jusqu'à la 90ème minute. Pour l'instant ils ne sont pas champions et Liverpool et quasi-assuré du titre. Quasi oui. Un homme ne baisse pas les bras, même à la dernière minute. Lee Dixon amorce la dernière attaque du match depuis son côté droit, centre pour Alan M. Smith qui passe pour Michael Thomas. L'attaquant se charge de marquer le but du 2-0 et Arsenal exulte ! Dixon, en pur anglais n'a rien lâché jusqu'à la fin et a permis à son équipe de remporter un des plus beaux titres de son histoire.

1996, l'arrivée de Wenger :

En 1994, Dixon fait partie de l'équipe qui remporte la Coupe de coupes contre Parme sur le score de 1-0. En 1995 Arsenal dispute encore une fois cette finale mais l'issue est différente puisqu'à la dernière minute le Real Saragosse s'impose 2-1.

En 1996, Arsène Wenger arrive aux commandes du club. Il change radicalement les méthodes de travail au sein du club mais conserve tout de même ces défenseurs dont Dixon qu'il pensait remercier à son arrivée. Ils lui en seront à jamais reconnaissants puisqu'en 1998 Dixon célèbre ses 10 ans au club et un superbe doublé Coupe-Championnat. Il sera par contre déçu par la finale de coupe de l'UEFA perdue contre Galatasaray en 2000. Dixon est sur la phase descendante dans sa carrière avec une défaite en finale de Cup contre Liverpool 2-1 en 2001. Il n'est pas exempt de tout reproche puisque sur l'action du but vainqueur des Reds, le jeune Michael Owen le passe trop facilement. 37 ans c'est déjà énorme pour Dixon ! Arsène Wenger le reconduit tout de même pour 1 an et le vétéran anglais aide Arsenal à remporter un autre doublé en 2002 contre Manchester United, le dernier match, à Old Trafford.

Lee Dixon veut terminer sa carrière en beauté et prend sa retraite après ce titre à l'âge de 38 ans. Aujourd'hui, à 42 ans, peut être fier de ses 458 apparitions sous le maillot d'Arsenal et ses 25 buts. C'est un joueur de légende du club qui peut servir de modèle d'abnégation pour nos défenseurs actuels. Il pratique le golf et se reconvertit au journalisme en participant au « Téléfoot anglais », le célèbre show Match of the day.


Bonus:

Résumé en images du match de gala à l'occasion des 10 ans de Dixon au club contre le Real Madrid à Highbury en 1999. Score final 3-1 pour les Gunners.

Reportage très sympa sur le plus beau but de la carrière de Dixon mais... contre son camp! Aucune méchanceté dans le reportage puisque même Ian Wright analyse la bourde de Dixon qui reste un grand joueur!!!

Interview de Dixon à propos de son jubilée


Sources: Wikipédia pour la chronologie

SONDAGE: QUI VOULEZ VOUS DECOUVRIR DANS LA PROCHAINE FICHE?

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 15:20

Modifié le samedi 26 mai 2007 12:07

Watford 1-2 Arsenal

Watford 1-2 Arsenal
Battre Manchester United à Old Trafford, tenir en échec Chelsea sur sa pelouse, étriller Liverpool et Tottenham 3-0 chacun à l'Emirates Stadium : tout cela ne sert strictement à rien si vous ne gagnez pas des matchs en déplacement contre Watford par exemple. Arsenal a réussi à accomplir cette tâche plus difficile qu'elle ne le paraît face à la lanterne rouge du classement sur un score de 2 buts à 1 en faveur des Gunners. Beaucoup considèrent ce résultat comme logique mais il faut encore confirmer la logique. Cela n'a pas été aisé pour les hommes d'Arsène Wenger.

Le manager français d'Arsenal a reconduit la même équipe auteur d'un festival offensif contre Blackburn 3 jours plus tôt (6-2). Mais on sent bien la fatigue dans les jambes de nos joueurs qui laissent Watford placer son emprise sur le jeu et se créer les meilleures occasion durant le premier quart d'heure : Young est très actif sur le côté gauche (3ème minute), Smith obtient un corner (5ème minute), Demerit en évidence sur un corner (13ème minute).

Fabregas tente de combiner avec le peu d'hommes en attaque et se trouve face au gardien sur le côté gauche de la surface de réparation. Il tire fort du pied gauche mais Foster, le portier adverse, s'interpose (15ème minute). Van Persie trouve facilement des espaces dans la défense de Watford mais Shittu est toujours présent pour empêcher le hollandais ou son coéquipier Adebayor de finir leurs actions. A la 19ème minute, Arsenal obtient un corner botté par Rosicky. Gilberto est au deuxième poteau et ouvre le score d'une tête bien placée. 1-0 pour Arsenal qui n'a pourtant pas une quelconque emprise sur leu jeu. C'est du réalisme offensif mais Watford ne baisse pas les bras.

Bangura, Young, MacNamee sont très actifs côté Watford. Les Hornets se battent pour se sortir de la zone rouge et leur « fighting spirit » est récompensé à la 23ème minute, juste 4 minutes après l'ouverture du score : Touré rate son intervention sur Bouazza et poursuit ce dernier jusque sur le côté gauche. Bouazza réussit à centrer pour trouver Smith bizarrement libre de tout marquage dans la défense d'Arsenal. Watford obtient une égalisation méritée face à une défense d'Arsenal quelque peu étirée.

Arsenal subit encore et le porteur du ballon côté Gunner ne trouve pas de solution car peu de mouvement sur le front de l'attaque. Van Persie et Adebayor ne sont pas à blâmer mais Hleb ne tente pas d'éliminer en un contre un alors qu'il en a les capacités par exemple. Seul Fabregas donne tout ce qu'il a. Watford continue de mettre la pression sur une équipe d'Arsenal résolue a effectuer son travail défensif du mieux qu'elle le peut. Djourou et Touré sont très sollicités. Le suisse peine dans certaines phases de jeu et l'ivoirien n'est pas très à l'aise surtout avec un joueur comme Shittu qui vient bousculer tout le monde sur coups de pieds arrêtés. Hoyte tient bon sur la droite et Clichy, même s'il se fait parfois passer revient tacler Smith avec sa pointe de vitesse. Le repos après 45 minutes arrive à point nommé pour Arsenal.

De retour des vestiaires Rosicky lance la contre-attaque pour Arsenal (49ème minute) et use de sa pointe de vitesse insoupçonnée pour se présenter face à Foster. Il tire de l'extérieur du droit mais l'angle est trop fermé. Le gardien boxe le ballon facilement. Watford mène les débats avec son jeu orienté vers l'avant, direct, ses ballons aériens mais la défense d'Arsenal tient bien. Est-ce dû à l'entrée de Senderos à la place de Djourou à la pause ? Surement car l'international suisse a retrouvé une partie de sa puissance et sa maitrise défensive pour remonter dans l'estime de chacun d'entre nous. Il a déçu depuis le début de saison mais il a été essentiel au travail majoritairement défensif de l'équipe ce soir.

Il faut attendre la 64ème minute pour voir une action offensive d'Arsenal avec une occasion d'Adebayor face au gardien qui s'interpose encore une fois. A la 66ème, au terme d'une action collective remarquable c'est Hoyte qui se trouve en position de buteur mais le tir du gauche du jeune défenseur anglais est facilement capté par Foster. La pression monte et Wenger décide de faire entrer son jeune joker anglais, Théo Walcott à la 71ème minute. Les six minutes qui suivent voient Arsenal aller un peu plus de l'avant et se créer des occasions par l'intermédiaire d'Adebayor, Fabregas et Clichy. On sent tout de même que le match peut basculer d'un côté comme de l'autre.

A la 78ème minute, l'entrée de Baptista est presque payante puisque le brésilien en manque de temps de jeu tire à l'entrée de la surface de réparation. Son tir échoue à quelques centimètres du poteau gauche ! C'était quasiment dedans ! 81ème minute, Adebayor superbement servi par Van Persie n'a qu'à mettre le ballon au fond des filets mais son tir est trop brossé. Arsenal se crée les meilleures occasions et doit concrétiser. 83ème minute, Théo Walcott fait son impact attendu sur la rencontre. Alors qu'Arsenal vient de repousser Watford sur un corner, le jeune anglais utilise sa vitesse pour opérer un contre. Il sert sur la droite Robin Van Persie qui file au but avec un défenseur face à lui. Je sais exactement ce qu'il va faire à ce moment précis. Il feinte le défenseur en se mettant sur son pied gauche et enroule un superbe tir qui se loge au fond des filets de Watford. C'est superbe de la part du meilleur buteur d'Arsenal cette saison. (10 buts toutes compétitions confondues). Arsenal est en train de faire le boulot !

Les 11 minutes qui restent sont intelligemment gérées par les Gunners qui font tourner le ballon et le conservent jusqu'au coup de sifflet final. Quel soulagement et quel bonheur aussi ! Ce genre de match on ne les gagnait pas il y a quelques temps. La défense a été fragile par moments mais la majorité du temps ils ont été très solides surtout quand on voit que Watford a obtenu 7 corners que les Gunners ont bien repoussés. Il y a eu indéniablement des progrès défensivement mais il y a encore du travail à faire. Ils ont fait ce qu'on leur demandait : obtenir les 3 points avec le professionnalisme requis. Arsène Wenger a effectué ses changements intelligemment. Chacun d'entre eux a eu un impact sur le jeu dont Senderos qui nous a sauvés a plusieurs reprises. Espérons que le retour du suisse sera encore meilleur les matchs qui suivent. J'en parlais à la mi-temps avec l'un d'entre vous. Ce match était un match piège qu'il fallait à tout prix gagner. L'objectif à présent est de se concentrer sur un autre déplacement périlleux contre Sheffield United. Enchaînez les gars ! Enchaînez !!!!!

Homme du match Gilberto pour son omniprésence dans le travail défensif, un superbe tacle en première période et une belle ouverture du score. Van Persie aussi pour le but de la victoire.

Les buts:

0-1 Gilberto

1-1 Smith

1-2 Van Persie Superbe!

# Posté le mardi 26 décembre 2006 15:58

Watford-Arsenal

Watford-Arsenal
J'espère que vous avez apprécié les deux articles sur Henry et Fabregas. A présent il temps d'aborder la deuxième rencontre de ce « marathon hivernal » de la Premier League. Après une très belle performance contre Blackburn (6-2), les Gunners se déplaceront pour jouer contre Watford, lanterne rouge du championnat. Il ne faut pas s'attendre à un match facile à Vicarage Road car c'est le genre d'équipe qui ne lâche rien et qui lutte pour sa survie.

Arsenal devra donc tracer sa route quoiqu'il arrive. Néanmoins tout dépend de la formation alignée par Arsène Wenger. Va-t-il titulariser les même onze que Samedi ou fera-t-il le choix de laisser quelques joueurs au repos ? En effet, Flamini, Baptista et Theo Walcott sont de sérieux concurrents pour les places de titulaires. Pas de retour pour ce match d'Emmanuel Eboué qui souffre toujours de sa cheville. Lauren (remis mais en manque de matchs), Diaby (de retour début janvier), Henry (de retour début janvier), Ljungberg (blessé aux deux adducteurs) et Gallas (de retour dans une dizaine de jours) ne sont toujours pas disponibles.
Adebayor est-il capable physiquement d'enchaîner une nouvelle performance de grande classe ? Est-ce qu'Alexander Hleb fera les frais d'une politique précautionneuse de Wenger concernant ses joueurs cadres ? La réponse est chez le manager français.

Lehmann

Hoyte Touré Djourou Clichy

Hleb (Walcott ?) Fabregas (Flamini ?) Gilberto Rosicky (Walcott ?)

Van Persie Adebayor ( Baptista?)


La source d'inquiétude, au-delà de l'équipe qui sera alignée, c'est aussi la capacité des Gunners à enchaîner les bonnes performances, c'est-à-dire à enchaîner les victoires. C'est ce qu'Arsène Wenger appelle la consistance et qui fait que Manchester est leader au jour d'aujourd'hui même si leur niveau de jeu est inférieur à celui d'Arsenal.

Il faut aussi prendre en compte le fait qu'Arsenal a battu Watford à l'Emirates Stadium sur le score de 3-0. L'artisan de la victoire avait été Henry et dans les têtes des adversaires de demain tout est changé. La victoire est capitale pour eux, ils n'ont pas d'attaquant de métier et l'absence d'Henry les stimulera sûrement encore plus. Leur jeu sera totalement modifié puisque leur défense sera plus basse, et leur tactique sera similaire à celle de Bolton : bombarder notre défense avec des ballons aériens qui nous mettent encore en difficulté. Cette fois, nous n'avons pas le droit à l'erreur car nous savons ce qui nous attend et l'ouverture du score doit être la nôtre sinon la victoire sera difficile. Il ne faut pas se compliquer la tâche plus qu'elle ne l'est. Si nous marquons en premier les buts suivront automatiquement et nous économiserons nos réserves physiques. C'est capital pour les matchs suivants.

Bonne chance aux Gunners et espérons une victoire ainsi qu'un faux pas des 3 devant. Il faut enchaîner, enchaîner et enchaîner. Ne rééditons pas l'erreur de l'an dernier : Gagner 7-0 puis perdre 1-0 en déplacement.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:01

Modifié le mardi 26 décembre 2006 04:55