Arsenal s'est incliné lors de son déplacement chez le 17ème, Sheffield United sur le score de 1 but à 0. Privés de 8 joueurs clés, et affaiblis par la non-titularisation de Fabregas au milieu de terrain, les Gunners ont souffert pendant tout le match et n'ont jamais été en mesure de réellement faire la différence.
C'est Sheffield qui prend les devants, alors qu'eux aussi sont ravagés par les blessures. Dès la deuxième minute Armstrong met à contribution notre défense. Les Gunners réagissent assez vite avec un tir de l'extérieur du droit sauvé par le gardien adverse (5ème minute). Baptista, avide de temps de jeu, obtient une occasion sur un plateau à la 6ème minute mais il est lent, trop lent. Il fait un contrôle de trop au lieu de tirer en première intention. A la 9ème minute, l'immanquable est manqué par le capitaine, pourtant habitué à ce genre d'occasions. Sur un corner de Van Persie, Gilberto ne parvient pas à placer le ballon au fond des filets alors qu'il est libre de tout marquage.
A la 24ème minute, Arsenal commence à sentir que le match lui échappe. Rosicky commet une faute grossière et écope d'un carton jaune. Les Blades imposent leur jeu physique et aérien qu'Arsenal arrive à contenir mais le problème n'est plus là. Les Gunners entrent dans le jeu de Sheffield et n'arrivent pas à imposer leur style. Preuve en est, aucune séquence de possession de notre côté ne s'est terminée avec plus de 7 passes.
34ème minute, Rosicky sert bien Aliadière, titulaire en l'absence d'Adebayor aux côtés de Van Persie, mais son tir du gauche n'est pas assez dangereux pour inquiéter le gardien. Arsenal subit plus qu'il n'attaque, dégage plus qu'il ne construit et se fait avoir à la 40ème minute. Nade laisse filer le ballon alors que Touré est derrière lui, Lehmann sort trop tôt et l'attaquant de Sheffield place facilement son ballon au fond des filets. Ouverture du score pour Sheffield. C'est somme toute logique pour l'équipe qui a mis le plus de détermination et d'envie dans le match. Arsenal ne fait pas grand-chose pour aller de l'avant et l'équipe manque de liant dans son jeu de passes, sûrement à cause de la présence de joueurs qui n'ont pas l'habitude de jouer ensemble.
A la reprise les Gunners semblent avoir envie de réduire le score et Van Persie mène les attaques mais il est physiquement dépassé par Davies et Morgan, souvent irrégulièrement. M. l'arbitre ne dit rien. Il fallait s'y attendre aussi... Chaque fois que Van Persie a le ballon il est muselé par la défense adverse. Le public joue un grand rôle en préservant le moral de son équipe par ses chants et son omniprésence dans le jeu. Petit club mais grand public : les fans d'Arsenal en Angleterre ont beaucoup à apprendre d'eux.
Baptista continue de décevoir comme à la 52ème minute, où il pouvait tirer mais contrôle mal et s'emmêle les pinceaux. A la 61ème minute le gardien Kenny sort sur blessure mais il n'y a pas de gardien remplaçant sur le banc et c'est Phil Jagielka qui se charge d'aller garder les cages. Fabregas fait son entrée 3 minutes plus tard à la place de Hoyte. Je lis sur ses lèvres à son entrée : « Tomas ! Tomas ! You can shoot ! » Il indique bien à Tomas Rosicky, excellent tireur qu'il peut à présent tirer avec ce gardien de fortune dans les buts. Le conseil n'est pas réellement suivi puisque personne dans l'équipe ne prend ses responsabilités et jusqu'à la fin du match, Jagielka prend de la confiance en boxant des petits ballons faciles à la portée de n'importe quel gamin de 12 ans.
Arsenal campe devant la surface de réparation de Sheffield mais ne parvient à rien, même pas à faire des passes correctes. Aliadière tente un tir mais c'est totalement dévissé. Fabregas est le seul à effectuer un tir digne de ce nom, quelques centimètres au-dessus du poteau. Nous n'avons pas réussi à marquer en 1h30, ce ne sont pas les 5 minutes de temps additionnel qui feront la différence et ni même le jeune Denilson entré à la fin. A un moment, il ne faut pas se méprendre : Hoyte, Baptista, Flamini, Aliadière ça ne vaut pas Eboué, Hleb, Walcott, Fabregas, Adebayor, Gallas ou Henry. L'équipe alignée cet après-midi, au-delà d'être moins bonne qu'une équipe type d'Arsenal, manquait d'automatismes. Sur les ailes nous n'avons eu aucune combinaison. Le milieu n'a rien proposé : Gilberto a été excellent puisque c'est notre assurance tous risques dans les situations délicates, Flamini n'est pas performant dans un milieu à 4 mais plutôt à 5, Baptista a été transparent et Rosicky a été assez en-dessous. Van Persie a fait ce qu'il a pu aussi, toujours dans des positions difficiles et avec deux défenseurs sur le dos. Aliadière court, dispute les duels, mais ne sert pas à grand-chose en tant qu'attaquant. Arsène Wenger sait à présent quels sont les joueurs sur qui il peut compter.
Vivement le retour de certains joueurs. Hleb et Eboué devraient revenir pour mardi, Adebayor ne jouera pas c'est sûr. Pour Gallas, Diaby, Henry et Ljungberg il faut oublier. Il faut aussi oublier ce match mais ne pas se mentir : nous n'arriverons jamais à enchaîner de longues séries de victoires. Il y aura toujours un résultat comme ça pour casser notre progression. Dire que l'on pensait que ce genre de matchs était gagnable à présent... Nous avions fait un pas en avant, nous revenons en arrière alors que nous pouvions revenir à 8 points de Chelsea. Ca rappelle de mauvais souvenirs. 5èmes à présent.